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Qu’est-ce que l’hypnose ?
Le mot hypnose vient du grec hupnos et veut dire sommeil. Mais il s’agit ici d’un sommeil très particulier, un état dans lequel certains aspects du fonctionnement du corps et de la psyché se modifient. Si l’on se réfère aux descriptions classiques de l’état hypnotique, on note toute une série de phénomènes illustrant ces changements : modification de la conscience et de la mémoire, plus grande suggestibilité, responsivité particulière aux stimulus verbaux ou autres, multiples réponses ou réactions dans la sphère corporelle (anesthésie, paralysies, rigidité musculaire, modifications vasomotrices etc..).
L'hypnose a toujours été un état extrêmement difficile à caractériser. Qu’il s’agisse du magnétisme animal, selon la terminologie de Mesmer, de l’état somnambulique de Puységur, des pratiques hypnotiques du 19ième siècle de Janet, de Charcot, de l’école de Nancy (Liebault et Bernheim) ou de Freud à ses débuts, l’hypnose et sa pratique ont connus des destins divers.
Hypnose éricksonnienne
C’est avec un psychiatre américain du nom de Milton Erickson (1901-1980), que la pratique de l’hypnose s’est révélée un instrument véritablement thérapeutique. Au cours d’une très longue carrière, il a été amené à utiliser l’hypnose de différentes façons, l’intégrant dans de nombreux types de stratégies extrêmement respectueuses de l’être du patient, en portant l’accent sur :
› La solution et non pas sur le problème : la stratégie inconsciente utilisée par le patient pour créer et maintenir un symptôme, porte en elle la ou les solutions du dit symptôme ;
› Les ressources de l'inconscient de chacun, ses apprentissages et son mode de communication.
L'état hypnotique, qui est une amplification d'un état naturel, est mis à profit pour promouvoir :
› Un travail psychique intense chez le patient, accompagné de la voix et des propos de l'hypnothérapeute ;
› De nouveaux apprentissages grâce à la mobilisation des ressources «dormantes» dans l’inconscient du patient ;
› De nouveaux comportements...
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